Une valorisation agricole des boues d’épuration pour l’essentiel

publié le 7 mars 2016 (modifié le 9 octobre 2017)

Les boues issues de l’épuration des eaux usées domestiques ou industrielles sont considérées comme des déchets.

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Il n’existe pas de données de synthèse récentes sur les quantités produites et les filières de valorisation à l’échelle régionale.


Boues de station d’épuration, crédits photo B. Suard, MEDDE

Pour les années 2006 à 2008, les données disponibles (issues des plans départementaux) conduisent à un ordre de grandeur de 60 à 65.000 tonnes de matières sèches pour les boues provenant de l’épuration des eaux usées domestiques, auxquelles il faut ajouter les boues industrielles. Les boues issues de l’épuration des effluents urbains sont pour l’essentiel valorisées par épandage sur les terres agricoles. Cet épandage est soumis à un cadre réglementaire strict prévoyant la réalisation de plans d’épandage et de suivis agronomiques ainsi que le respect de critères d’innocuité et d’intérêt agronomique.

Tous les plans départementaux d’élimination des déchets ménagers et assimilés (PDEDMA) en vigueur intègrent la question des boues issues de l’assainissement urbain, et confirment que la filière agricole doit rester le principal mode de valorisation des boues dès lors que leur qualité le permet. Cela nécessite que cette filière soit irréprochable, notamment en terme de transparence sur la qualité des boues. Un autre enjeu en matière de sous-produits de l’épuration des eaux usées est lié aux matières de vidange, notamment de l’assainissement autonome, qui doivent également suivre des filières adaptées.

A noter que les boues issues du curage et dragage des ports ne sont pas considérées comme des déchets (voir l’article Une bonne qualité écologique mais quelques points noirs et des pollutions diffuses).

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