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des Pays de la Loire

Des actions pour la restauration d’un équilibre entre besoins et ressources

publié le 14 mars 2016 (modifié le 19 novembre 2018)

Prélèvements par usage

Près de 500 millions de m3 sont prélevés chaque année dans les eaux souterraines (environ 15%) et les eaux superficielles (environ 85%), c’est à dire les cours d’eau et leurs nappes d’accompagnement, hors prélèvements énergétiques restitués au milieu.

Suivant les années, les usages domestiques représentent la moitié voire les trois quarts des prélèvements. Les volumes dédiés à ces usages sont globalement stables alors que la population est en augmentation significative. Cette relative stabilité est le résultat de différentes actions mises en oeuvre pour diminuer les consommations (sensibilisation de la population, amélioration du rendement des réseaux, équipements plus performants, etc..).

La variabilité de la pluviométrie d’une année sur l’autre, l’évolution du tissu industriel plus ou moins consommateur d’eau et, dans une certaine mesure, les avanceées dans les process expliquent les fluctuations observées pour les prélèvements agricoles et industriels.

Diagramme du prélèvement en eau par usage en Pays de la Loire de 1999 à 2016

Sources : données Agence de l’eau Loire Bretagne

Maîtriser les prélèvements d’eau

L’ensemble des prélèvements génère localement de fortes pressions sur les milieux naturels et sur les usages prioritaires par l’effet d’une diminution des débits d’étiage, parfois déjà naturellement faibles, et de la baisse de la collaboration des nappes souterraines aux eaux superficielles.

Ce déséquilibre s’observe plus particulièrement sur les cours d’eau traversant les zones d’agriculture intensive (Authion, Thouet, Loir, etc..) et là où les ressources souterraines sont peu conséquentes du fait du contexte géologique (Vilaine, côtiers vendéens, Oudon, etc..). Dans le Marais poitevin, les prélèvements agricoles importants dans la nappe du Dogger peuvent conduire à des assecs du marais (avec des impacts sur la biodiversité et l’attrait touristique notamment), ce qui a conduit à introduire dans le schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) Loire-Bretagne une disposition spécifique pour ce territoire.

Sur le littoral, plus particulièrement en Vendée et dans les îles, la capacité d’alimentation en eau potable est fragilisée par la forte augmentation de la demande en période estivale alors que la ressource est faible en cette période. Cette tension pourrait s’aggraver avec les conséquences du changement climatique (voir le chapitre sur la vulnérabilité de la région au changement climatique).

Afin de restaurer un équilibre entre ressources et besoins, le schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) Loire-Bretagne identifie des bassins ainsi que les îles pour lesquels les prélèvements doivent être limités (bassins nécessitant une protection renforcée) ou soumis à la mise en place d’une gestion collective (bassin nécessitant de prévenir l’apparition d’un déficit quantitatif).

Dans les secteurs de déséquilibre durablement installé entre ressources et besoins en eau, des Zones de Répartition des Eaux (ZRE) (voir le site de la DREAL) sont mises en place afin d’assurer une gestion plus fine des demandes de prélèvements grâce à un abaissement des seuils de déclaration et d’autorisation de prélèvements d’une part, et une gestion collective des prélèvements pour l’irrigation d’autre part. C’est notamment le cas de la nappe du Cénomanien, réserve stratégique pour le bassin Loire Bretagne.

En Vendée, des retenues de substitution sont aménagées afin que les stockages d’eau en hiver puissent se substituer en partie aux prélèvements d’eau en été. En outre, des interconnexions sont mises en place entre les retenues pour l’eau potable.

Carte de la gestion quantitative des ressources en eau

 

Sources : Agence de l’eau Loire-Bretagne, DREAL

Améliorer le rendement des réseaux de distribution d’eau

L’économie de la ressource par la chasse au gaspillage et la diffusion des bonnes pratiques chez les différents usagers constitue un autre pan d’actions à mettre en oeuvre. Par exemple, pour les services publics d’eau potable, l’amélioration progressive des réseaux de distribution permet de diminuer les pertes.

Un indicateur permet de mesurer la performance des réseaux, il s’agit du rendement de réseau. Le rendement des réseaux en Pays de la Loire est passé de 75% en 2004 à 87,3% en 2014 et 87,6% en 2017, la moyenne nationale se situant à 84,0% en 2014 et 82,7% en 2017.

Cela signifie que 87,6% de l’eau introduite dans le réseau de distribution est délivrée aux compteurs des usagers ; soit 12,4% de l’eau « perdue » durant ce transport par les fuites, vols ou autres prélèvements non comptabilisés (incendies, prélèvements de service, …).

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