Plusieurs facteurs contribuent à la part importante des consommations du bâtiment

publié le 7 mars 2016 (modifié le 22 mars 2017)

Après le secteur des transports routiers, le secteur le plus consommateur d’énergie est celui du résidentiel. Le secteur tertiaire est en quatrième position.

Les logements de la région ont en effet consommé en 2014 2,1 millions de tonnes équivalent pétrole (tep) d’énergie finale et les bâtiments tertiaires 1,2 Mtep. Ramené à la population, le chiffre relatif au logement représente une consommation moyenne de 0,6 tep par habitant et par an.


Réhabilitation de logements existants, crédits photo L. Mignaux, MEDDE

 

  Diagramme de la consommation régionale des bâtiments par source d’énergie en 2014

Source : BASEMIS, Air Pays de la Loire

Si la principale source d’énergie utilisée par les secteurs résidentiel et tertiaire est l’électricité (44 % en 2014 pour la région), le recours aux autres vecteurs est assez différent suivant les départements.

Dans le secteur du logement, l’analyse par usage montre que 59 % de l’énergie consommée est utilisée pour le chauffage, 13 % pour l’eau chaude, et 8 % pour la cuisson. Les 20 % restants correspondent à de l’électricité spécifique (éclairage, électroménager, ventilation…) ce qui correspond à la moitié de la consommation d’électricité totale.

La prépondérance de la maison individuelle (plus consommatrice d’énergie) et l’importance du desserrement des ménages sont également des facteurs explicatifs de la consommation d’énergie dans l’habitat. Ils sont aussi un facteur important des consommations d’énergie pour le transport.

Le parc tertiaire présente également un grand gisement d’économie d’énergie. Il est caractérisé par une augmentation importante des consommations plus particulièrement pour les bureaux, les commerces et les bâtiments à usage de sports, loisirs ou culture.

Dans ce contexte et sous l’impulsion de la loi de transition énergétique pour la croissance verte, des politiques et des actions d’ampleur se mettent en œuvre aujourd’hui tant en faveur de la rénovation thermique des bâtiments (on peut citer le programme de rénovation énergétique de l’habitat [PREH] qui vise un objectif ambitieux de 500.000 rénovations lourdes par an d’ici 2017 contre 150.000 actuellement) que de la promotion de bâtiments à énergie passive voire positive.

Compte tenu du faible taux de renouvellement du parc de logements , la réhabilitation des logements existants est un enjeu majeur pour l’atteinte des objectifs de réduction des consommations énergétiques ; cela nécessite la mobilisation de très nombreux acteurs : bailleurs sociaux, copropriétés, particuliers… et de l’ensemble des partenaires institutionnels et financiers concernés.

  En savoir plus

  • Résultats 2014 de l’inventaire BASEMIS sur les consommation, production d’énergie et émissions de polluants et de gaz à effet de serre en Pays de la Loire sur le site d’Air Pays de la Loire

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